mercredi 8 mars 2017

La démission de Issoufou Mahamadou et sa traduction devant la justice desormais exigées


DECLARATION DE PRESSE

Réuni en Assemblée Générale, ce jour lundi 6 Mars 2017 aux fins d’analyser la situation socio-économique et politique de notre pays le Mouvement pour la Révolution Démocratique, porté par le CADDRH, soucieux du respect de la souveraineté nationale, de l’honneur et de la dignité du peuple, rend publique la déclaration dont la teneur suit :

CAMARADES,

Depuis les élections controversées de Février et Mars 2016, la majorité de nigériens vit sous un régime de menaces, de harcèlements et d’intimidations de toute sorte en attestent les arrestations arbitraires, les séquestrations, les déportations dont sont victimes les compatriotes osant dénoncer la gouvernance corrompue, mafieuse et clanique que nous connaissons.

Que des complots imaginaires et surenchères visant à légitimer les dérives autoritaires d’un régime cléptocratique, illégitime et corrompu qui pille dangereusement les ressources du Pays avec la complicité et la bénédiction des institutions et pays trompeusement qualifiés « amis » et prétendument censés soutenir la démocratie, la bonne gouvernance et le développement.  

Des pays dits « amis » participent à un jeu de dupes dont le seul perdant est le peuple Nigérien : à eux (ces « amis ») des parties de notre territoire national pour installer des bases militaires et l’accès immodéré à nos ressources naturelles, en contrepartie Issoufou et Compagnie peuvent gérer les nigériens comme ils l’entendent : ils peuvent piller, ils peuvent marcher sur les principes et la démocratie, l’onction de l’occident (particulièrement de la France) suffit largement pour se maintenir et narguer le peuple ; la légitimité populaire, ils la dédaignent royalement.  

La colonisation et l’exploitation de notre pays se perpétuent dans ce malsain donnant-donnant.

L’affaire de 200 milliards qui défraie actuellement la chronique n’est que la partie visible de cet immense iceberg.

C’est dire que le Niger n’est pas pauvre, mais tout simplement mal gouverné et constamment trahi par une élite éloignée de la réalisation du bonheur des nigériens.

Face à cette catastrophique gestion, constatant l’incapacité de la « Renaissance » à répondre aux besoins légitimes du peuple Nigérien et remarquant la dérive mafieuse et antinationale du régime, la Révolution Démocratique exige : 

  1. Le départ immédiat et sans conditions de l’ennemi déclaré du peuple, l’usurpateur, le sieur Issoufou Mahamadou, chouchou de l’impérialisme occidental, et sa traduction devant les tribunaux compétents pour parjure et haute trahison ;
  2. La démission de Mr Hassoumi Massaoudou et sa traduction devant les juridictions compétentes et ce sans délai ;
  3. L’ouverture d’une enquête parlementaire sur l’affaire dite des 200 milliards de FCFA ;
  4. Que la lumière soit faite sur toutes les bavures du pouvoir mises à nu par les médias locaux et que le Niger soit mis dans ses droits.

Dans ce cadre, le présidium de la Révolution Démocratique entend porter plainte contre Areva pour complicité de détournement de deniers publics et corruption au parquet de Paris et ce dans le cadre de la scandaleuse affaire de l’Uranium-gate.

  1. Que tous les nigériens injustement arrêtés soient présentés devant la justice pour qu’ils puissent connaitre leurs sorts.



CAMARADES,

Le présidium de la RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE  s’indigne et s’interroge sur les revers infligés à notre vaillante armée, pourtant reconnue pour sa bravoure et son efficacité.

Jusqu’à l’arrivée de l’usurpateur aux pouvoirs, l’armée n’a pas connu de défaite et tout miraculeusement, elle a des difficultés avec l’arrivée de cette 7e république et l’installation des bases militaires étrangères au Niger ; au même moment ceux-là qui gèrent la sécurité, deviennent d’un coup d’insolents milliardaires.

C’est le lieu, pour la RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE de rendre gloire à nos soldats martyrs tombés sur le champ d’honneur, adressons nos condoléances les plus émues aux familles endeuillées et souhaitons prompt rétablissement aux blessés.

Par conséquent, la RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE exige :

-          La dotation de l’armée en matériels et moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission ;

-          La liquidation pure et simple de la garde e présidentielle et l’affectation de ses moyens ultra-performants à la défense de la souveraineté de la nation ;

-          Le départ immédiat des militaires étrangers de notre pays, qui en réalité sont à l’origine de l’insécurité de plus en plus grandissante ;

-          L’annulation du déploiement de 80 soldats français dans la région de Tillabéry, car 80 soldats ne peuvent faire ce que des équipes déjà existantes disposant de drones et de chasseurs bombardiers n’ont pas pu réaliser.



CAMARADES,

La RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE constate avec indignation les tentatives menées par les autorités en vue de céder des terres riches et fertiles nigériennes à des sociétés fantoches et des pays irrespectueux du respect des droits humains en échange de quelques décorations futiles et autres probables pots de vin. 

Fière de notre souveraineté, la RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE refuse la soumission de notre pays à une nouvelle forme d’esclavage et le renvoi au chômage de milliers de jeunes.

Par conséquent la RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE exige :

-          L’annulation pure et simple de la cession du lac Tchad aux Saoudiens et la restitution de ces terres à leurs légitimes propriétaires ;

-          L’annulation des permis d’exploitation de l’or du Djado et la réouverture sans délai de ces sites aux citoyens nigériens ;

-          L’annulation de l’accord  sur la migration portant sur 100 milliards de dollars octroyés gracieusement au gouvernement en contrepartie de la violation, par le Niger, des dispositions de la CEDEAO consacrant la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace de ladite communauté et de la criminalisation des activités économiques menées par d’honnêtes nigériens dans la région d’Agadez ; 

-          La libération immédiate de tous les nigériens injustement arrêtés par le régime pour justifier les ressources financières traitreusement et malhonnêtement prises aux occidentaux ; 

La RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE appelle l’ensemble des Nigériens à se mobiliser afin de faire échec aux fossoyeurs de la République et faire partir cette génération de politiciens ignobles qui manquent d’ambitions véritables et qui 27 ans durant a vendu les intérêts du Pays et du Peuple compromettant du coup le développement économique tant espéré.

Enfin, la RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE exhorte toutes les couches sociales de notre pays à s’investir pleinement pour exiger la tenue du « congrès du peuple » qui fera naitre un Niger digne, dynamique et prospère.

La jeunesse doit particulièrement se mobiliser pour arrêter cette descente aux enfers : le Niger et notre avenir à tous sont pris en otages par quelques ploutocrates clairement identifiés : ils se dédouanent et s’ajustent ou le peuple prend ses responsabilités et sa souveraineté.  

Travaillons-y !

Vive le Niger souverain

En avant pour la révolution démocratique.

Fait à Niamey, le 6 Mars 2017

MERCI CAMARADES !!!





mercredi 31 août 2016

Déclaration du CADDRH du 30 août relative aux événements d'Arlit

Déclaration de presse
Le Comité Exécutif du Cadre d'Actions pour la Démocratie et les Droits de l'Homme (CADDRH) rend publique la déclaration ci après :
- La crise énergétique à laquelle les nigériens sont exposés a atteint son paroxysme dans la région d'Agadez et particulièrement dans la ville d'Arlit avec d’importants et intempestifs délestages entravant gravement la vie sociale et économique. L’exaspération conséquemment générée   a conduit les acteurs de la société civile d'Arlit à s'organiser et à tenir un meeting ce 28 aout 2016.
Cette légitime manifestation visant à exiger l'alimentation régulière en électricité de la ville d'Arlit et faute d'un encadrement conséquent des responsables du maintien d'ordre a débouché sur des actes de violence.
Ces actes ont servi d'alibi aux autorités pour procéder à l'interpellation de quatre dirigeants de la société civile et plusieurs de leurs camarades.
Aussi, à Niamey, et sans autre ménagement les autorités ont-elles décidé du démantèlement des kiosques et autres installations commerciales, privant ainsi des milliers de nigériens de leurs principales activités professionnelles.
Face à cette situation, le CADDRH :
1.       Exige la libération immédiate et sans condition des acteurs de la société civile : Hassan Abarchi, Maman Sani Balla, Maman Ouilliah et Mohamed Ahmoud et leurs camarades ;
2.       Exige des autorités nationales et locales la diligente résolution de l'épineux problème de l'alimentation en énergie des villes d'Arlit et d'Agadez en particulier et du Niger en général ;
3.       Demande au gouverneur de Niamey et les responsables de la ville de Niamey d'arrêter immédiatement leurs harcèlements à l'endroit des paisibles opérateurs économiques et l'annulation de toutes les iniques mesures qu'il ont prises en la matière ;

4.       Demande au gouvernement et ses démembrements de veiller continuellement à la préservation de la quiétude sociale et de respecter les droits politiques économiques et sociaux des nigériens. 

mercredi 4 mai 2016

Déclaration du 4 mai 2016




Réuni en séance extraordinaire, ce mercredi 04 mai 2016, à l’effet d’examiner la situation sociopolitique qui prévaut au Niger, le Comité Exécutif du Cadre d’Actions pour la Démocratie et les DRoits de l’Homme (CADDRH), rend publique la déclaration ci-après :De la situation politique :
Les élections présidentielles controversées de février et mars 2016 ont mis à jour la flagrante et révoltante faillite de notre système démocratique.Ces élections tropicalisées ont été caractérisées par : l’amateurisme et l’inconséquence de la CENI, l’achat généralisé de consciences, le bourrage des urnes, la falsification et substitution des PV, les menaces et agressions physiques.
Cette parodie d’élection et l’attitude adoptée par les différents partis politiques sont révélatrices de l’échec des mécanismes démocratiques nés de la conférence nationale.
En effet, le constat est amer : l’immense espoir né de cette grande rencontre des filles et fils de ce pays a été confisqué par une classe politique versatile qui a progressivement détourné l’ensemble du système à son profit.
L’élection en 2011, de celui qui fut « l’opposant historique » avait suscité un regain d’espoir aux nigériens. Beaucoup de nigériens ont cru, beaucoup ont espéré un changement qualitatif dans la gouvernance socioéconomique et politique du Niger, par celui-là même qui a tout décrié.
Hélas en 5 ans de gouvernance, les pratiques tant critiquées sont non seulement érigées en règles de gestion mais aussi et surtout amplifiées : violations répétées de la constitution, exacerbation des pratiques corruptives, passe-droits, népotisme, favoritisme, fragilisation de la cohésion nationale. « Les camarades » se sont ipso-facto mués en oppresseurs, en promoteurs de la mal gouvernance et sanctificateurs du « tout politique » et du « tout sécuritaire ».Jamais les inégalités ne se sont autant creusées entre ceux qui sont au pouvoir et le peuple nigérien.
Jamais la paupérisation des nigériens n’a été aussi forte, pour preuve le Niger demeure dernier au monde au titre de l’IDH.
Jamais le surendettement n’a connu un niveau aussi dramatique hypothéquant de facto l’avenir du pays et des prochaines générations.Jamais le manque de respect et l’arrogance n’ont été autant opposés au peuple nigérien, contraint de subir, d’accepter, et de s’accommoder des menaces, violations et confiscations de ses droits.
Comme si les errements de 5 ans n’ont pas suffi, le régime en place a organisé une mascarade d’élections consacrant le retour de Mahamadou Issoufou à la Présidence de la République avec un taux stalinien de 92%.
L’opposition politique déboussolée, incapable de s’opposer et de proposer des alternatives crédibles, montre peu d’engagement à faire respecter le suffrage des nigériens.
Faut-il le rappeler, ses responsables ont également, par le passé, exercé le pouvoir dans l’iniquité, le favoritisme, le clientélisme, et la non prise en charge des besoins réels des populations.
La société civile, en principe, rempart par excellence des dérives gouvernementales s’est progressivement discréditée en raison de la cooptation de certains de ses dirigeants par les états-majors des partis politiques et la sous-traitance des combats politiques.
Face à ce sombre tableau d’autres perspectives doivent être définies : une alternative doit nécessairement être dégagée.Cette dernière doit impérativement rétablir les principes : une démocratie au service du peuple, un Etat promouvant la justice sociale, l’équité, l’égalité et le bien-être collectif et individuel ; un Etat organisant la solidarité, protégeant les citoyens et assurant une juste répartition des richesses nationales.
Ce changement ne sera pas une somme de réformettes : il sera radical, il sera une révolution : une révolution démocratique et populaire.
Cette révolution vise :
-          La refonte de la gouvernance politique et administrative : respect de la volonté du peuple, la définition d’une démocratie plus directe éloignée des affres de la particratie actuelle, le toilettage de la constitution nigérienne et l’instauration d’une réelle séparation des pouvoirs (mettre fin à la subordination du parquet à l’exécutif, par exemple), le fédéralisme comme système de gestion administrative et territoriale du Niger, la réduction du train de vie de l’Etat.

-          Une gouvernance socioéconomique visant la satisfaction des besoins des populations et sacrant les biens publics :
La lutte absolue contre les détournements des deniers publics, la tenue d’une enquête nationale sur les propriétés mobilières et immobilières et leur imposition effective, la lutte contre le blanchiment d’argent et l’enrichissement illicite.La mise en place d’un service public consacrant la gratuité des soins primaires à tous les nigériens, la réelle gratuité de l’école, la nationalisation de certaines entreprises, l’accès et la gratuité de l’eau à tous les nigériens, la réduction des prix des hydrocarbures, la régulation dans le secteur du logement et dans la fixation des prix des produits de première nécessité ; la fin des tracasseries administratives dont sont victimes les transporteurs et taximen ; l’institutionnalisation des écoles coraniques et leur financement par les pouvoirs publics ; la revalorisation des salaires des fonctionnaires de la santé et de l’éducation nationale ;  l’indexation annuelle de tous les salaires au taux d’inflation, la généralisation de l’octroi de la bourse d’études à tous les nouveaux bacheliers.Les pistes que nous venons de proposer ne sont pas exhaustives, des ateliers participatifs que nous organiserons localement permettront de les enrichir et ensemble nous définirons les stratégies pour solutionner ces maux auxquels nous sommes confrontés : la démarche est inclusive et populaire.
Pour ce combat, aucun sacrifice n’est de trop. Nous entendons le mener avec vous ; nous le mènerons dans le respect de la loi et de la légalité. L’objectif étant de les changer et d’en promouvoir celles plus respectueuses de l’intérêt général et du bien-être de chaque nigérien.
Dans cette perspective, le CADDRH appelle tous les camarades soucieux de la construction d’une démocratie véritable au service du peuple de nous rejoindre fermement dans ce combat noble.                                                                  Vive le Niger                                   En avant pour la révolution démocratique et populaire

mercredi 14 mai 2014

Le camarade Ousmane Abdoul Moumouni, invité du journal du 11 mai 2014

Le camarade Ousmane Abdoul Moumouni, expliquant les raisons de la mise en place du collectif "SAUVONS LE NIGER"; il est l'invité de Tikiré de la Télévision Labari.
Voici le lien pour accéder à l'élément:
https://www.youtube.com/watch?v=KQAweqEKPBM&feature=share

Participation à une coalition de strutures de la société civile "SAUVONS LE NIGER"

Au regard de la grave crise politique que vit notre pays, un collectif de la société civile nigérienne vient de voir le jour. Il se dénomme "Sauvons le Niger". Il ambitionne de mobiliser les citoyens pour faire échec aux sournoises manœuvres de nos responsables politiques tendant notamment à mettre en péril l'unité et la cohésion nationale et saborder ainsi l'espoir de tout un peuple.
Aussi, ce cadre, entend-il désormais promouvoir une nouvelle dynamique collective imposant aux politiques, la prise en charge des véritables préoccupations de la population nigérienne : l'intérêt général est la mesure.
Le directoire de cette coalition se compose comme suit:
- Cde Moussa Tchangari
- Cde Soli Ramatou
- Cde Ousmane Abdoul Moumouni
- Cde Nouhou Arzika
- Cde Maina Karté
- Cde Ali Idrissa

lundi 24 mars 2014

Conférence-débat sur la situation sociopolitique qui prévaut au Niger

Conférence-Débat
L’Observatoire de la Diaspora Nigérienne de Belgique (ODNB) asbl, en partenariat avec l’Association des Diplômés Nigériens de Belgique (ADNB), a le plaisir de vous inviter à la conférence donnée par :

Abdoul Moumouni Ousmane, Acteur de la société civile
Sur le thème : " Situation Sociopolitique au Niger : Quel rôle pour la Diaspora ?"

Quand ? dimanche 23 Mars 2014 à partir de 13 h
Où ? Rue de Parme N° 26, 1060 Saint-Gilles

lundi 20 janvier 2014

Déclaration du nouveau Comité Exécutif National du 18 janvier 2014

DECLARATION DE PRESSE

Le Cadre d’Action pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (CADDRH) s’est réuni le 18 janvier 2014 à l’effet d’examiner la situation sociopolitique et économique du Niger.
Au plan social, le CADDRH a appris avec stupeur la décision du gouvernement de supprimer l’examen du Certificat de fin d’études primaires du premier degré (CFEPD et CEPE), sacrifiant ainsi la qualité de la formation sur l’autel de la logique des chiffres.
Au même moment, le CADDRH constate, avec regret, que plus d’un trimestre après la rentrée scolaire, plusieurs écoles restent encore dans une situation marquée par l’insuffisance et /ou l’absence criarde de matériels adéquats (classes,tables-bancs etc.), et ce malgré les annonces tapageuses du gouvernement, selon lesquelles tout était dans l’ordre.
Sur un tout autre plan le CADDRH se félicite de la prestance avec laquelle les Nigériens vivant en Centrafrique ont été rapatriés, cette opération ayant permis d’épargner leurs vies dans ce pays hôte devenu depuis quelques mois, le théâtre de violents affrontements entre divers groupes armés.
Au plan économique, le CADDRH s’indigne du fait que les populations nigériennes continuent de vivre une situation de paupérisation exacerbée notamment par la cherté du coût des denrées de consommation courante dans toutes les contrées du pays.
Cette situation devient plus préoccupante avec le déficit céréalier enregistré encore à l’issue de la campagne agricole 2013 au Niger. En effet, et selon les statistiques officiels, il se dégage une production nette de 3.674.653 tonnes alors que les besoins de consommation sont estimés à 4.018.219 tonnes, d’où un déficit céréalier total de 343.566 tonnes.
C’est dans ce contexte socio-économique très difficile pour la majeure partie des nigériens, que le Niger a engagé depuis plusieurs semaines des négociations avec le groupe français AREVA sur le contrat d’exploitation de l’uranium sur les sites de la COMINAK et de la SOMAIR.
A cet égard, le CADDRH rappelle à l’opinion nationale et internationale que l’article 148 de la loi fondamentale dispose, sans ambages, que « les ressources naturelles et du sous-sol sont la propriété du peuple nigérien ».
Au plan politique, le CADDRH condamne les prises de position surannées de certains acteurs politiques tendant à remettre en cause les acquis démocratiques chèrement conquis dans notre pays. La montée de l’intolérance politique aggravée par des déclarations à relents ethnicistes et régionalistes constitue une menace grave à la paix sociale du Niger.
Au vu de tout ce qui précède, le CADDRH appelle le gouvernement :
1. A prendre les mesures idoines pour doter les écoles dépourvues, de la logistique nécessaire en vue d’un bon déroulement de l’année scolaire ;
2. A garantir les mesures d’accompagnement pour faciliter une meilleure prise en charge des Nigériens rapatriés de Centrafrique afin de leur éviter toutes autres épreuves douloureuses, à l’image de celles vécues par les retournés et refoulés de la Libye et de la Côte d’Ivoire ;
3. A prendre toutes les mesures qui s’imposent pour combler le déficit céréalier enregistré et écarter la survenue d’une nouvelle pénurie alimentaire aux populations
Le CADDRH exhorte également le Gouvernement à :
4. Ne ménager aucun effort afin que les négociations en cours, permettent au Niger d’obtenir davantage de ressources financières à travers un contrat équilibré avec AREVA, dans le respect de la Constitution de la 7ème République.
Enfin le CADDRH invite :
5. L’ensemble de la classe politique nigérienne à adopter un comportement responsable, démocratique et républicain conforme aux principes d’un Etat de droit, en bannissant toute attitude tendant à compromettre les acquis démocratiques arrachés de hautes luttes ;
6. Et demande aux médias à s’abstenir d’être les relais de prises de positions sommes toute périlleuses pour la cohésion sociale.


Fait à Niamey le 18 janvier 2014

lundi 24 juin 2013

Nécrologie

Décès de notre camarade, ami et frère Issaka Moussa
C'est avec une énorme tristesse que nous partageons cette nouvelle avec les camarades: le camarade, ISSAKA MOUSSA n’est plus.
Militant infatigable de la cause démocratique et des droits humains , le camarade Issaka Moussa a marqué de son sceau la vie syndicale et militante des années 1990 et 2000.
Il a fait ses preuves au sein de la section USN de Maradi avant d’assumer des responsabilités au sein de l’UENUN dont celle de Secrétaire Général Adjoint du Comité Exécutif (exercice 2000-2001).
Contraint à l’exil en 2001, à la suite du mouvement historique du 21 février 2001, il fut un retour remarqué au Niger en 2009 pour contribuer à la lutte contre le Tazartché et la préservation des acquis démocratiques en tant que Vice Président du Cadre d'Actions pour la Démocratie et les Droits de l'Homme.
Paix au camarade et que la terre lui légère. Amen!

mardi 28 mai 2013

Déclaration du nouveau comité Exécutif sur les attentats d'Agadez et Arlit


Le 25 mai 2013, le Cadre d'Actions pour la Démocratie et les DRoits de l'Homme s'est réuni en Assemblée Générale à l'effet de renouveler son Comité Exécutif National et adopter son plan d'actions triennal 2013-2015.
Le nouveau Comité Exécutif ainsi mis en place rend publique la déclaration ci-après :
Le 23 mai 2013, deux attentats terroristes ont simultanément touché les localités d'Arlit et d'Agadez. Le bilan est lourd: il fait état de 35 morts et d'importants dégâts matériels.
Face à cette tragédie et ses conséquences probables, à court, moyen et long terme, le Cadre d'Actions pour la Démocratie et les DRoits de Homme:
1- Condamne cet acte ignoble, présente ses condoléances émues aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés;
2- Appelle les autorités nigériennes à prendre les mesures idoines afin d'assurer la sécurité des nigériens et de leurs biens sur l'ensemble du territoire national;
3- Appelle tous les nigériens à éviter tout amalgame et à agir constamment dans le sens de la préservation et du renforcement de l'unité nationale;
4- Met en garde le gouvernement et les forces de défense et de sécurité contre les abus dans le cadre des interpellations en cours et exige le respect des lois et règlements en vigueur en toute circonstance;
5- Et enfin, invite le gouvernement à interroger la position jusque-là adoptée (dans la crise au Sahel) et lui suggère de définir une démarche fondamentalement tournée vers des objectifs nationaux et ancrée dans nos possibilités et réalités.

Fait à Niamey, le 26 mai 2013
Le Comité Exécutif National

Tenue de l'Assemblée Générale du CADDRH

Le 25 mai 2013 s'est tenue à Niamey l'Assemblée Générale du Cadre d'Actions pour la Démocratie et les DRoits de l'Homme. Au terme de cette dernière un nouveau Comité Exécutif a été mis en place et un plan d'actions triennal 2013-2015 adopté.
Les travaux ont été dirigés par le Président de la table de séance, le camarade Abara Amadou.
Voici la composition du Comité Exécutif issu de ces travaux:
- Coordinateur: Ousmane Abdoul Moumouni
- Secrétaire Général: Maître Nassirou Lawali
- Secrétaire chargé de projets : Cheffou Balla
- Secrétaire à la communication : Moussa Ousmane
- Secrétaire à l'organisation : Soumana Abarchi
- Secrétaire à La trésorerie: Sanoussi Dantiya
- Secrétaire à la trésorerie adjoint : Hassane Sanda Gonda

mardi 7 mai 2013

Arrestation de Ibrahim Foukori


Ce 6 Mai 2013, la justice nigérienne a mis la main sur l'ancien Administrateur de la Nigelec (Société Nigérienne d'Electricité),Ibrahim Foukori. Il est placé sous mandat de dépôt au fameux camp pénal de Kollo.
Il serait poursuivi pour une opaque gestion de don de matériels fait par le Nigeria à la société dont il assurait l'administration. Le préjudice est estimé à plus d'un milliard de francs CFA.
Début du véritable assainissement ou superficielle réaction d'intimidation? Wait and see....


Débat sut Canal 3 "causes et conséquences des manifestations de Diffa"

Le samedi 4 mai 2013, le camarade Ousmane Abdoul Moumouni a participé à un débat radio télévisé portant sur les causes et conséquences du mouvement populaire qui s'est déroulé la semaine précédente à Diffa. Le camarade faisait face à Nouhou Arzika, Président du MPCR. Un extrait du débat sera prochainement accessible.

lundi 29 avril 2013


Manifestations à Diffa
Des violents heurts ont opposé des jeunes de la région de Diffa aux forces de l'ordre. Le bilan est malheureusement lourd: plusieurs blessés et d'importantes destructions de biens à la fois publics et privés.
Une mission du premier ministre, dépêché sur place, essaie de ramener le calme et trouver des solutions aux problèmes posés par les manifestants.
Le motif de ces mouvements populaires réside dans l'injustice, l'opacité et le favoritisme qui entourent les recrutements de travailleurs au niveau des sites pétroliers.
Cette situation rappelle une fois de plus la nécessité pour les gouvernants de prendre toute la mesure du mécontentement des populations qui voient chaque jour des richesses exploitées sur leurs terres sans que ces activités n'impactent leur bien-être.
Ce type d’injustice a conduit, on s’en souvient encore, aux différentes rebellions que notre pays a connues.
Il y a urgence à trouver des solutions aux problèmes posés à Diffa. Mais des actions préventives doivent également être menées en urgence afin d’éviter la répétition de tels évènements. Il s’agira aujourd’hui comme demain de garder constamment l’intérêt général et la justice sociale en ligne de mire et ce sur l’ensemble du territoire national en évitant, bien entendu, l’écueil du repli identitaire.
L’autre grosse inquiétude réside dans l’usage que font les forces de l’ordre des balles réelles. Il faut qu’une enquête soit diligentée pour identifier les auteurs de telles forfaitures.

lundi 10 décembre 2012


Fête des droits de l'Homme, mais surtout grosse pensée pour les victimes de violations des droits humains.
Maintenons la vigilance!

samedi 10 décembre 2011

Déclaration de presse du 8 décembre 2011 relative aux événements de Zinder

Suite aux événements graves qui sont survenus à Zinder le Comité Exécutif du CADDRH rend publique la déclaration qui suit :

Le 06 décembre 2011, les forces de l’ordre abattaient froidement un jeune scolaire nigérien dans son propre établissement: feu Laminou Maikanti (Paix à son âme);
Le 07 décembre 2011, les mêmes forces de l’ordre récidivaient en abattant lâchement et à balles réelles une nigérienne, mère de famille : feue Nana Aichatou (Paix à son âme) ;
Aujourd’hui 08 décembre 2011, des violentes manifestations se sont déroulées à Zinder exposant, de nouveau, des nigériennes et nigériens à la mort.
Ce macabre décompte doit impérativement et instantanément s’arrêter!!!
Dans cette grave et douloureuse circonstance, le Cadre d'Actions pour la Démocratie et les Droits de l'Homme (CADDRH):
1- Présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement à tous les blessés,
2- Demande au Gouvernement de diligenter une enquête approfondie afin de débusquer les auteurs et les commanditaires de cette tuerie et permettre ainsi que justice soit rendue aux victimes,
3- Demande la démission immédiate du Ministre de l’Intérieur le sieur Abdou Labo, hiérarchiquement responsable des auteurs de cette sale bavure,
4- Rappelle au gouvernement que le droit à la manifestation est constitutionnellement garanti à tous les citoyens et demande au Président de la République d'en assurer le respect effectif,
5- Considère que le refus systématique des autorités de la 7ème République d’autoriser les manifestations pacifiques est justificatif, en partie, de l’embrasement du front social. Dès lors nous pouvons légitimement nous poser la question suivante :
Nos nouveaux dirigeants s'approprient-ils les pratiques restrictives et liberticides de certains acteurs politiques bien connus des nigériens et qui n'ont d'ailleurs pas hésité, lors de la clôture de la dernière session de l'Assemblée Nationale, à en demander la mise en œuvre?
6- Invite les compatriotes de Zinder au calme et à la sérénité,
7- Enfin appelle à la vigilance la société civile et le peuple nigérien dans son ensemble en vue de déjouer les multiples et complexes complots machiavéliquement ourdis par des politiciens avides de pouvoir : le ver pouvant être dans le fruit.

Fait à Niamey, le 8/12/2011
Le Comité Exécutif

Journée mondiale des droits de l'Homme

En cette journée, nous adressons nos salutations militantes à tous les défenseurs de droits humains et les invitons à garder la ligne afin que les violations de ces acquis fondamentaux soient jetées, à jamais, aux oubliettes de l'histoire.

Fin des missions de prise de contacts

Les synthèses des différentes missions entrant dans le cadre de la mobilisation générationnelle dépêchées à l'intérieur du pays vont être restituées dans les prochains jours aux camarades. En effet après la mission de l'axe Sud, le 24 septembre 2011, une mission composée des camarades Maitre Nassirou Lawali, Bachir Sabirkoye, Alkassoum Hassane et Abdoul Moumouni Ousmane a entamé celle de l'axe Nord. C'est ainsi que la délégation a tenu des rencontres à : - Tahoua : le 24 septembre 2011 - Arlit : le 25 septembre 2011 - Agadez : le 27 septembre 2011 Faut-il le rappeler des missions similaires ont eu lieu sur l'axe Sud : - Dosso : le 13 août 2011 - Diffa : le 22 août 2011 - MainéSoroa et Goudoumaria : le 23 août 2011 - Zinder : le 24 août 2011 - Maradi : le 25 août 2011 Une rencontre a également eu lieu à Niamey , le 29 août 2011 autour des mêmes thèmes. Enfin, le samedi 12 novembre 2011, la dernière mission a été menée sur Tillabery par les camarades Maitre Nassirou Lawali, Bachir Sabirkoye et Abdoul Moumouni Ousmane. C'est le lieu d'adresser nos sincères remerciements pour l'accueil que les camarades nous ont assuré tout au long de ces missions et la profondeur des analyses menées.

samedi 10 septembre 2011

Déclaration de presse du 09 septembre 2011

Le Comité Exécutif du CADDRH réuni le vendredi 09 septembre 2011 à l'effet d'apprécier l'évolution de la situation socio-politique au plan national et international, rend publique la déclaration ci-après:
I. AU PLAN NATIONAL:
1. Le CADDRH a appris avec indignation la tentative de coup d’État en date du 12 juillet 2011. Face à cette situation le Cadre d’Action pour la Démocratie et les Droits de l’Homme condamne toute remise en cause de l’ordre démocratique et demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour identifier, appréhender et châtier les auteurs, co-auteurs et complices de cette ringarde entreprise;
2. Des détournements et autres crimes économiques:
Le CADDRH constate avec l’ensemble des citoyens Nigériens que les détournements, les crimes économiques et autres abus des biens sociaux constituent l'exercice favoris de certains responsables politiques et hauts cadres de l’administration. Les voleurs dépouillent l’État en vagues de milliards; les citoyens honnêtes, abandonnés à eux-mêmes, souffrent et meurent de faim, de soif et de maladie.
A la lumière de ce triste constat, le CADDRH:
- Demande au gouvernement d’aller au-delà des discours et autres déclarations d’intentions en transférant tous les dossiers à la justice tout en dotant celle-ci des moyens nécessaires à l’accomplissement de sa mission;
- Exige du gouvernement de donner une suite à la demande du procureur datée du 05 août 2011 relative à la levée de l’immunité du député Zakai et ce dès la rentrée parlementaire d'octobre;
Appelle les organisations de la société civile à la mobilisation pour que Zakai et Cie ainsi que tous les rapaces de leur acabit répondent de leurs forfaitures devant la justice
3. De la cherté de la vie:
Les mesures prises par le gouvernement de la septième république, n'ont pas permis d'endiguer la flambée des prix et le pouvoir d'achat des nigériens ne fait que se détériorer. La vie est devenue chère et même très chère.
Le CADDRH recommande aux autorités la mise en place des politiques sociales ambitieuses écartées des exigences libérales édictées par les anciennes puissances coloniales, et respectueuses de l'intérêt national et des besoins populaires. La marche de la République doit se faire désormais sur le chemin du progrès et de la solidarité.
Des mesures comme: la nationalisation des secteurs stratégiques, le contrôle des prix des produits de première nécessité, la gratuité des soins, le subventionnement des secteurs de production, la lutte contre toutes les formes de spéculations, le contrôle des circuits de commercialisation, doivent être sérieusement envisagées.
II. AU PLAN INTERNATIONAL:
L’attention du monde et en particulier du peuple nigérien reste focalisée sur la crise Libyenne.
Pays frontalier du Niger, pionnier dans le combat panafricain, la Libye est aujourd’hui défigurée par les assauts d’une coalition occidentale prédatrice et néocolonialiste, sous les regards médusés et complices des dirigeants africains.
Le CADDRH:
- Dénonce cette guerre injuste imposée au peuple libyen;
- Demande aux autorités Nigériennes d’être cohérentes dans leurs prises de position par rapport à cette crise;
- Encourage le gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour sécuriser le pays particulièrement dans sa partie septentrionale;
- Demande au gouvernement de prendre toutes les mesures nécessaires afin de protéger tous nos compatriotes résidant en Libye.

Fait à Niamey, le 9 septembre 2011
Le Comité Exécutif

dimanche 28 août 2011

Niger d’aujourd’hui, Niger de demain : quel rôle y jouer ?

À l’initiative du Comité Exécutif du CADDRH, une mission composée des camarades Soumana Abarchi, Bachir Sabirkoye, Alkassoum Hassane et Ousmane Abdoul Moumouni a silloné l’axe Sud du territoire national.
La mission a rencontré les camarades de Diffa, Mainé Soroa, Goudoumaria, Zinder et Maradi.
En attendant la mission de l’axe Nord, un constat majeur s’impose : les camarades restent fidèles à la cause et demeurent plus que vigilants.
Les conclusions de ces consultations et les orientations qui en découleront feront l’objet d’une prochaine communication.

lundi 22 février 2010

Déclaration du CADDRH à la suite du coup d’état au Niger

Depuis l’expiration de son deuxième et dernier mandat constitutionnel, Monsieur Tandja Mamadou et son clan ont volontairement perpétré un coup d’Etat constitutionnel au Niger par le démantèlement des institutions républicaines et l’organisation d’un référendum illégal.

Dès lors, le Niger fut plongé dans une crise politique sans précédent vivement entretenue par un groupuscule d’individus ténébreux plus solidement amarrés aux prébendes qu’ils défendaient qu’aux idéaux et valeurs démocratiques.

Le dialogue inclusif inter-nigérien initié sous l’égide de la CEDEAO et auquel le peuple nigérien a fondé son espoir était le moyen adéquat de résolution de toute crise politique dans un contexte démocratique.

Le blocage programmé de ce dialogue savamment orchestré par ces individus sans foi ni loi installera le Niger dans une situation de crise politique sans issue présageant l’autarcie diplomatique et la déconfiture du tissu socio-économique aux conséquences désastreuses.

Cette situation a malheureusement favorisé l’irruption de l’armée dans la scène politique par le coup d’Etat militaire du 18 Février 2010 occasionnant ainsi des pertes en vies humaines et des blessés graves.

Toutefois, l’engagement pris par le CSRD de rétablir la démocratie confisquée au peuple nigérien a été accueilli avec soulagement.

Face à cette situation, fidèle aux valeurs universelles de la démocratie et des droits de l’homme auxquelles le CSRD a du reste déclaré être respectueux, le CADDRH :

- condamne l’usage de la force comme mode d’accession au pouvoir ;
- présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ;
- prend acte de l’engagement du CSRD de restaurer la démocratie et lui demande de s’atteler à rétablir l’ordre constitutionnel normal dans un très bref délai.

En effet, l’existence d’un fichier électoral accepté par toute la classe politique nigérienne et la réactualisation du projet de transition suggéré par le médiateur de la CEDEAO constitue déjà une base de données favorable à un prompt retour à un ordre démocratique, seule et unique attente du peuple nigérien.

Aussi, le CADDRH demande-t-il au CSRD de procéder à la mise en place rapide des organes de transition et de garantir les conditions pour l’organisation des élections libres et transparentes.

Enfin le CADDRH lance un pressant appel à toutes les forces démocratiques et à l’ensemble du peuple nigérien à rester vigilant en vue d’une prompte restauration du cadre démocratique et du respect des droits de l’homme.



Fait à Niamey, le 22/02/2010

Pour le Comité Exécutif

vendredi 19 février 2010

Coup d'état au Niger: un acte illégal pour renverser un régime illégal

Ce 18 février 2010, un coup d’état mené par des officiers de l’armée nigérienne mettait brutalement un terme à la volonté de l’ancien Président Tandja Mamadou de se maintenir ad vitam æternam au pouvoir et d’entretenir ainsi un régime autocratique, antipopulaire et prédateur.
En attendant la réaction officielle du CADDRH, nous vous livrons en intégralité la déclaration rendue publique par les putschistes.
« Nigériennes, Nigériens, Chers compatriotes
En ce jour 18 février 2010, nous, Forces de Défense et de Sécurité, avons décidé de prendre nos responsabilités en mettant fin à la situation politique tendue que vous connaissez déjà. Le Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie (CSRD) dont je suis le porte-parole, a décidé de suspendre la constitution de la 6ème République et de dissoudre toutes les Institutions qui en sont issues.
Nous demandons à la population de garder son calme et de rester unie autour des idéaux qui animent le CSRD et qui pourront faire du Niger un exemple de démocratie et de bonne gouvernance, à l'instar des autres Etats épris de paix et de stabilité. Nous réaffirmons notre attachement aux traités et conventions précédemment souscrits par l'Etat du Niger. Nous appelons l'opinion nationale et internationale à nous soutenir dans notre action patriotique pour sauver le Niger et sa population de la pauvreté, du mensonge et de la corruption.
Nous demandons enfin à tous nos partenaires de faire confiance à notre armée qui est et demeure la garante de l'unité nationale, de l'intégrité du territoire et des intérêts supérieurs de notre Nation. Nigériennes, Nigériens Chers compatriotes, En ces temps difficiles que nous traversons, nous savons pouvoir compter sur votre esprit de patriotisme pour que vive le Niger. Je vous remercie ! »

mercredi 10 février 2010

Déclaration du 28 janvier 2010 relative à la situation nationale et internationale

DECLARATION DE PRESSE
Ce jour 28 Janvier 2010, le Comité Exécutif du Cadre d’Action pour la démocratie et les Droits de l’Homme (CADDRH) s’est réuni afin d’analyser la situation sociopolitique nationale et internationale.
Au plan national :
Le CADDRH, attaché aux vertus du dialogue, salue la démarche du médiateur de la CEDEAO et invite la classe politique du Niger à un dépassement de soi en vue d'une sortie de crise.
Par ailleurs, le CADDRH s’indigne des prises de positions va-t-en guerre des partisans de la refondation sournoisement tapis au sein de la société civile.
Pire, ce groupuscule d’extrémistes dangereux prône une prétendue purification de la classe politique qui n’est rien d’autre que la liquidation du multipartisme chèrement acquis.
Le CADDRH interpelle les partis politiques soutenant la « refondation » qui se complaisent dans un silence de cimetière empreint d’indifférence voire de mépris, au danger socio-économique réel qui guette le peuple nigérien.
Aussi, le CADDRH leur rappelle –t- il leur devoir patriotique et les appelle à se réveiller dans un sursaut collectif afin de libérer le pays de ces extrémistes dangereux.
En tout état de cause, le CADDRH lance un vibrant appel à la communauté internationale afin de privilégier l’intérêt suprême du peuple nigérien et de donner davantage de chance au dialogue entrepris.
Au plan international
Le CADDRH exprime sa compassion aux familles des sinistrés et sa solidarité à l’ensemble du peuple haïtien ;
En outre, le CADDRH s’indigne et condamne avec fermeté les violentes attaques survenues au Nigeria, appelle à la tolérance interreligieuse et demande la mise en place d’une commission d’enquête afin que justice soit faite aux victimes des exactions constatées.
Enfin, le CADDRH se réjouit de l’accalmie retrouvée en Guinée et appelle l’ensemble des acteurs à la mise en œuvre effective des accords intervenus.

Fait à Niamey, le 28-01-10
Le Comité Exécutif

mercredi 27 janvier 2010

Le CADDRH par la presse (Bonferey TV)

Invitation de certains acteurs de la société civile et réaction du C.E

Le samedi 16 janvier 2010, une délégation du Comité Exécutif a assisté à une rencontre initiée par certains acteurs de la société civile nigérienne.
A l’issue du compte rendu de cette rencontre et après débat, le Comité Exécutif fait la communication ci après :
- tenant compte de la nécessité de clarifier les rôles et les responsabilités des différents acteurs de la société civile afin de donner une chance au dialogue inter nigérien,
- au vu du rôle qu’ont joué et jouent encore certains participants à la réunion tant dans leurs prises de position que dans leurs alliances politiques,
- observant que les objectifs d’une telle initiative restent opaques,
- réaffirmant les positions de principe que le CADDRH a prises relativement au combat pour la restauration de la démocratie
Nous, Comité Exécutif du CADDRH rejetons l’offre de ces acteurs de la société civile et les appelons à préserver l’intérêt national au dessus de leurs projections personnelles.
Fait à Niamey le 17 janvier 2010
Pour le Comité Exécutif,
Le Cde Ousmane Abdoul Moumouni